La naissance de Jean Qui Rit
Depuis plus de six décennies, la pédagogie Jean Qui Rit accompagne des milliers d’enfants dans leur apprentissage de la lecture.
Il était une fois, dans une classe de CP, une jeune fille, Marie-Brigitte, en stage de fin de formation.
Nous sommes dans les années 50, les enfants ne doivent pas bouger : mains sagement posées sur la table, ils répètent inlassablement ce qu’on leur demande de répéter (P-A-PA-PAPA- sûrement !).
Marie-Brigitte se promet de ne jamais plus revivre cette expérience et part à la conquête d’une pédagogie plus pertinente pour un enfant de 5 ans qui a besoin de bouger, de rire, de s’exprimer.
Elle fouine, cherche, se renseigne, lit, voyage et rencontre les sommités de l’époque – Marcel Jousse, Augustin Grosselin, Marie-Pape Carpantier, Théa Bugnet, Hélène Lubienska de Lenval, Justine Ward, Roger Vittoz… De ces rencontres et de ses recherches naît une approche révolutionnaire :
la Pédagogie Jean Qui Rit, méthode d’apprentissage de la lecture, de l’écriture et de l’orthographe par le geste, le rythme et le chant.
Marie-Brigitte construit sa méthode et ouvre une petite école à son domicile, accueillant des enfants ayant échoué en CP, peinant à suivre le cadre scolaire traditionnel.
Le succès est rapide : sa réputation grandit, les demandes de formation affluent. La pédagogie se répand d’abord à Angers, puis dans toute la Bretagne.
En 1968, les travaux scientifiques d’André Dehant, Docteur en Sciences de l’Éducation, puis en 1989, ceux de Keith Stanovich, chercheur à l’Université d’Oakland aux États-Unis, soulignent le succès de l’usage du rythme dans la Pédagogie Jean Qui Rit.
Anecdote :
Marie-Brigitte n’a jamais oublié cette recommandation de Marcel Jousse :
« Tout ce que vous allez enseigner, il faut que ce le soit avec du rythme ».

